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Mercredi 12 décembre 2007
Y a-t-il incompatibilité entre l'esprit de Noël et les courses de Noël ?

Samedi dernier, c'est pleine d'entrain que je suis partie faire mon shopping de Noël. Sans me leurrer non plus (un samedi après-midi un peu plus de 15 jours avant Noël, on sait à quoi on s'expose), mais j'avais quand même chants de Noël et tintinabullements (c''est impossible à écrire ce truc...) de clochettes dans la tête. J'avais envie de trouver les cadeaux qui feraient plaisir et mettrait de la joie dans nos coeurs : bref, j'étais dans un état d'esprit totalement niais...
Bien sûr, j'avais pris soin de laisser homme et enfant à la maison : un samedi après-midi 15 jours avant Noël, ça allait être à la limite de l'émeute : j'étais tout à fait prête à le supporter (grâce à mon état d'esprit niais...) mais pas l'enfant et encore moins l'homme..je n'ai d'ailleurs pas regretté.
J'arrive finalement dans un premier magasin : une grande jardinerie et là à peine arrivée sortie de ma voiture, je prends conscience que tout le monde n'est pas dans le même état d'esprit que moi.... un couple est en effet en train d'essayer de faire rentrer un sapin de la taille d'un séquoia géant dans sa voiture (un monospace quand même...). Madame est au niveau des sièges arrières et Monsieur au niveau du coffre et cela ne se passait pas forcément dans un climat calme et détendu. Au moment où j'arrivais au niveau de leur voiture, j'ai conservé un air dégagé lorsque j'ai entendu leur bref échange. En fait, je n'ai entendu que la réflexion de Monsieur, mais elle en disait long:
Madame : "..." (mais sans doute une rélexion péremptoire du genre "laisser tomber, de toute façon c'est toujours toi qui a raison")
Monsieur : "Mais on peut bien communiquer, non ? Toi qui veut toujours dialoguer, alors dialoguons !"
Madame "..." : toujours la tête dans le sapin au niveau des sièges passagers, mais sans doute dans un état d'esprit très différent du mien...
Sentant un très léger niveau de tension (...), je passais mon chemin en m'interrogeant sur l'esprit de Noël et en m'indignant mentalement contre cette réflexion masculine très proche du coup bas (c'est à dire que j'aurais été sa femme, je lui aurai dit où il pouvait se le coller son sapin !).
Toujours avec mon air niais, j'entre dans le magasin. Au niveau des décorations de Noël, un enfant est à la limite de se faire frapper par sa mère parce qu'il veut toucher les décorations...toujours ce même esprit de Noël. Je ne trouve rien et me dirige vers un autre magasin.
Arrivé dans ce magasin de décoration, il y a du monde (forcément). Des femmes mais aussi des couples et des familles. On peut à peine se retourner par endroits. En pleine contemplation d'un article sur lequel je jetterai finalement mon dévolu, j'entends derrière moi une nouvelle réflexion masculine:
" je suis venu juste pour te faire plaisir. S'il n'y avait que moi, je serais tranquillement à la maison"...
Bon, il n'était pas forcément obligé d'en faire profiter tout le monde, mais je ne peux pas trop le blamer. N'aurait-il pas mieux valu qu'il reste à la maison tranquillement et qu'elle le retrouve en rentrant détendu et heureux de la retrouver plutôt que de le trainer comme un boulet dans des magasins, le voir irrité et sans aucune idée de cadeau pour qui que ce soit et prendre ce genre de réflexion dans les oreilles ? A voir...
A voir tous ces tableaux, je finissais par m'interroger et décrêtais que oui, il y a incompatibilité entre esprit de Noël et courses en famille un samedi après-midi de décembre...
par Céline publié dans : & Co
Lundi 19 novembre 2007

Il y a ces mères qui ne comprennent pas ce que leur enfant fait là, ces mères pour lesquelles leur enfant est gentil, bien élevé et qui ne reconnaissent pas l'homme qu'on leur décrit...

Il y a ces autres mères, anéanties par la souffrance de leur enfant, qui culpabilisent de n'avoir rien vu ou de d'avoir rien pu faire. Ces mères qui donneraient tout pour que rien ne soit arrivé et qui ne pardonnent pas à cet homme pour leur avoir brisé leur enfant, la part la plus chère d'elles-même.

Il y a ces enfants qui ont aimé leur père Il y a ces autres qui ne savent pas s'ils ont encoire droit d'aimer un père qui les a fait tant souffrir, qui parfois le déteste à peine plus qu'ils l'aiment. Il y a ces enfants qui arrivent à pardonner à leur bourreau et ces autres qui n'y arriveront jamais, ces enfants qui, parents à leur tour, se demandent s'ils arriveront à éduquer leur propre descendance malgré ce qu'il leur est arrivé à eux quand ils étaient encore innocents.

Il y a ces hommes...certains sont jeunes à peine sortis de l'adolescence, d'autres sont plus vieux... célibataires, mariés ou pères. Certains vivaient de petits boulots, d'autres avaient de grandes situations. Certains baissent les yeux, d'autres rigolent ou font les fiers. Tous ont un point commun, ils sont accusés d'avoir commis un crime : violeur, pédophile, tueur...

Il y a ces témoignages de victimes, sobres parfois, difficiles à prononcer souvent, éprouvants à entendre à chaque fois. Des témoignages dans lesquels chacun se retrouve : que l'on soit femme, homme, mère, père ou enfant, à chaque témoignage, une part de nous trouve de quoi s'identifier. Des éléments de notre passé, de notre environnement  nous permettent de trouver des éléments communs avec ces personnes qui ont subi le pire parfois. Même si l'on souhaiterait le contraire et ne pas être touchés.

Il y a ces témoignages d'accusés, certains difficiles à supporter, souvent pathétiques, mais donnant rarement aux victimes les réponses qu'elles sont venues chercher.

Il y a ces face à face entre les victimes et les accusés. Celles-là demandant des explications  ou des aveux et ceux-là incapables de leur donner au moins ce quelque chose qui leur permettraient de commencer à faire la paix avec elles mêmes. Ces face à face sont tellement plein d'attentes d'un côté et de retenue ou d'incompréhension de l'autre que la tension en est palpable. Une tension remplie d'une émotion qui vous noue la gorge et laisse planer des silences lours et éloquents.

Il y a "les faits" : il y a ceux qui ont duré longtemps ou ceux qui n'ont pris qu'un instant pour faire basculer plusieurs vies. Ceux  pour lesquels le destin s'en est mélé et ceux, nombreux, pour lesquels l'alcool a joué un rôle.

Il y a ces verdicts rendus : ces verdicts qui font s'effondrer certaines mères qui ne reverront leur fils  hors de prison que dans plusieurs années mais qui satisfont ces autres. Ces verdicts à double tranchant lorsque l'accusé est aussi le père de la victime. Ces verdicts dont on sait qu'à leur tour ils feront d'autres victimes, lorsque l'accusé, maintenant reconnu coupable, est père d'un enfant dont l'enfance et l'adolescence sera marquée par l'absence. Ces verdicts si importants pour les victimes. Bien sûr, cela n'effacera jamais ce qui est arrivé mais c'est la reconnaissance que ce qui est arrivé a bien eu lieu.

Et il y a nous, simples anonymes, devenus jurés l'espace d'un moment. Nous qui écoutons ces témoignages, l'enoncé des faits, les réquisitoires, les plaidoiries : toutes ces choses bien éloignées de notre quotidien et que, sans vouloir se voiler la face, on aurait préféré ne jamais avoir à entendre. Nous qui sommes responsables du cours de plusieurs vies qui seront toutes impactées par le verdict rendu : accusé bien sûr, mais aussi sa famille, les victimes et tout leur entourage. Nous qui, avant d'avoir été tiré au sort, ne comprenions pas les verdicts prononcés. Nous qui, dorénavant, n'émettrons plus d'avis sur une peine prononcés par une cour d'Assises parce que nous savons à quel point la tâche est difficile.

Certains disent qu'il ne faut plus penser à cette période une fois que la session de Cour d'Assises est terminée. Moi, cela ne me hante pas mais il arrive qu'un lieu, un nom, une situation me refasse penser à ces hommes, ces femmes et leurs vies gâchées et je suis reconnaissante à la vie, au destin de m'avoir permis de ne jamais connaître ça jusqu'à présent.

par Céline publié dans : & Co
Mercredi 19 septembre 2007
Le matin, je suis du genre « ours des cavernes » au réveil. Ceci est particulièrement valable la semaine mais aussi le week-end pour peu que je n’ai pas eu mon quota d’heures de sommeil. « Au réveil » ne s’entend pas ici comme « juste au moment où mon réveil sonne ». Non, « au réveil » s’entend plutôt comme la période s’étendant entre le moment où le réveil sonne et le moment où j’arrive au boulot (à ce moment là quand même il faut que j’ai au moins plusieurs neurones allumés…ou bien que je fasse semblant). Or donc, cette longue période de réveil comprend le trajet domicile-boulot qui pour ma part s’effectue toute seule dans ma voiture (oui, je sais, ce n’est pas très écolo…). C’est la rentrée, ça bouchonne : pour un réveil en douceur, j’allume alors mon auto-radio, histoire d’écouter un peu de musique pop-rock. J’allume la radio parce que je n’ai pas le choix : le lecteur CD est en rade…ce n’est pas grave parce qu’il est en rade depuis le mois de juillet et que depuis, j’écoute la radio le matin (j’aime bien car j’écoute les derniers tubes à la mode et la part d’animation et la part de pub sont réduites à leur plus simple expression). Mais en fait si, c’est GRAVE. C’est la rentrée et il en est de même sur toutes les radios. Les émissions de vacances sont finies. Place au MORNING. Le morning, c’est l’émission généralement diffusée entre 6h et 9h par les grandes radios pop-rock, année 80, indépendantes, djeunes pour réveiller le clanpin de base qui à cette heure là est soit en train de prendre son petit-dej soit en train de se taper les bouchons du matin. Le morning, c’est l’émission la plus écoutée de la journée, celle qui maintenant est animée par des personnalités de la télévision. Le morning, c’est l’émission qui est censée te donner la pêche pour toute la journée, l’émission qui te donne les infos, la météo, ton horoscope, les infos trafic (pour certaines), les derniers potins de star, qui peut te permettre de gagner de superbes cadeaux, qui te donne la banane grâce aux bonnes blagues des animateurs mais qui surtout te donne la PUB (rapport au fait que c’est l’émission la plus écoutée de la journée…). Mais pour moi, c’est en fait l’émission qui me tape sur les nerfs. Et ma musique alors ? Mes derniers tubes à la mode ? Un auditeur attentif, à l’oreille aiguisée peut parfois arriver à en entendre de la musique, mais il doit être vif et capter ces moments tant attendus parce qu’ils ne durent pas. Au mieux ils sont seulement écourtés et distillés au compte-goutte. Au pire l’animateur parle par-dessus (dans le genre, voici le must entendu la semaine dernière sur RTL2 : la musique d’intro d’un titre de U2 se fait entendre. La « douce » voix de l’animatrice se fait entendre et celle-ci explique que seule cette radio passe les intros de U2 en entier et laisse ses auditeurs les savourer dans leur intégralité et que donc on a de la chance d’écouter cette radio et que blablabla et blablabla. Et elle s’arrête de parler pile au moment où l’intro s’achève…merci Alessandra de m’avoir laissée savourer cette intro intégrale de U2 entièrement couverte par TA VOIX).

J’ai beau zapper sur mes 6 radios pré-enregistrées, rien n’y fait (bon d’accord, il y a une radio d’info et une radio d’autoroute) : à des moments, je suis incapable d’avoir de la musique. Je me dis alors que je devrais profiter de cette animation de qualité, rire aux bonnes blagues, écouter la pub et mon horoscope…Mais non, moi, entendre parler le matin ça m’énerve. Quand c’est la pub, je zappe, quand c’est l’animateur qui papotte, je zappe, quand c’est l’heure du super jeu avec l’auditeur au téléphone, je zappe…du coup le matin je n’arrête pas de zapper. J’en suis presque à vouloir partir plus tard au boulot : lorsque 9h a sonné, les radios retrouvent leur douce torpeur et moi je peux me réveiller en douceur…

par Céline publié dans : & Co
Mercredi 12 septembre 2007
Non, je n'ai pas été en vacances plus de deux mois et oui, le titre de mon dernier billet (i.e "Laisser aller" pour ceux qui ne suivraient pas...) s'applique aussi à la mise à jour de mon blog. Mais bon, me revoilà avec mes petits riens. Le premier de la rentrée concerne mes vacances (qui commencent à être loin maintenant) mais je tenais à partager mes photos d'un charmant village du Portugal. Celui-ci est entouré de remparts et étale ses maisons blanches aux liserés jaunes et bleus sous le franc soleil portugais. Les bougainvilliers et autres fleurs agrémentent les facades et les ruelles et tout ceci offre un mariage bien agréable. Ces beautés attirent les touristes qui heureusement se massent dans la rue centrale et ses commerces, ce qui offre la possibilité de se promener tranquillement dans les ruelles adjacentes. Ce village s'appelle Obidos (phonétiquement on prononce ça "Obidoch" -forcément puisque c'est portugais- avec un accent prononcé sur la première syllabe...) et voici une sélection de ses ruelles (oui, je sais, il y a d'autres choses à voir à Obidos mais moi, c'est les ruelles que je préfère).

 
par Céline publié dans : & Co
Jeudi 5 juillet 2007
Cela fait maintenant près de deux ans que j'ai arrêté de pratiquer régulièrement du sport (grossesse oblige) et maintenant près de 5 mois que j'ai complètement arrêté d'allaiter Pépette. Ceci combiné au fait que je n'ai pas changé mon mode alimentaire, cela donne un certain laisser aller au niveau de la balance.
Ce jour donc marque le début d'une reprise en main afin que la balance se sente moins oppressée lorsque je lui monte dessus (la pauvre). Bien sûr, c'est maintenant largement trop tard pour l'opération "maillot de bain" qui aura lieu dans seulement 3-4 semaines mais l'objectif est maintenant de limiter les dégâts et de se concentrer sur le moyen terme...
Concernant le sport, je n'ai malheureusement pas été aidée par la météo qui s'acharne : cela fait plusieurs semaines que le temps est à l'orage et/ou la pluie et/ou le froid le soir après le boulot. Cela fait quelques fois que j'envisage de mettre Pépette sur le siège bébé et de partir faire une demi-heure de vélo pour brûler quelques calories dans les côtes par chez nous, mais arrivée l'heure dite, il pleut ou le temps menace...Il en est de même pour les week-ends. Les derniers week-ends où l'on a été à la maison, le temps s'est toujours dégradé au moment où l'on pensait partir. Cependant je ne désespère pas (ce soir peut-être...). 
Concernant l'allaitement, c'est pour l'instant le moyen le plus facile que j'ai vu de ne pas grossir, voire même de maigrir mais cela a un effet pervers : on s'habitue à pouvoir manger sans faire de sport et sans grossir...et quand l'allaitement s'arrête les mauvaises habitudes restent ! De toute façon, ce moyen là n'est actuellement plus à ma disposition...une prochaine fois: mais il faudra forcément grossir avant ;-)
Or donc, me voilà désormais obligée de manger sainement, de manière équilibrée et en faible quantité : youpi (méthode Couet) !
 
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